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21 idées reçues sur la consommation responsable

Conso responsable

17 juillet 2020

Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir acheter et utiliser des produits écologiques, à vouloir réduire nos déchets mais il est peut-être intéressant de faire le point sur certaines idées reçues.

8 minutes

Idée reçue #1 – Les labels environnementaux ne veulent rien dire. Faux

Il existe de nombreux labels environnementaux sur les produits de consommation courante. Ils sont fiables quand ils sont basés sur un référentiel, c’est-à-dire un cahier des charges qui décrit en détail les exigences auxquelles doit répondre le produit qui porte le logo.

Pour vous aider à bien acheter, l'ADEME a sélectionné et analysé une grande quantité de labels présents sur tous les produits de consommation courante.

Découvrez les 100 meilleurs labels environnementaux.

 

Idée reçue #2 – Les produits écologiques sont toujours plus chers. Faux

Pour les produits alimentaires issus de l’agriculture biologique, les différences de prix dépendent des circuits de distribution, des magasins, ainsi, que de la saison (surtout pour les fruits et légumes). Les produits bios ne sont pas systématiquement plus chers. Un conseil : comparez les prix au kilo.

Pour en savoir plus, consultez notre guide « Manger mieux, gaspiller moins »

Certains produits plus respectueux de l’environnement sont plus chers parce que la demande des consommateurs est encore faible. En les choisissant, et en les demandant (par exemple en glissant votre demande de la boîte à idées des supermarchés), on peut contribuer à développer le marché et à faire baisser les prix.

Acheter des produits éco-conçus, fabriqués pour durer permet aussi de faire des économies sur le long terme.

 

Idée reçue #3 – Les produits écologiques sont peu efficaces. Faux

En achetant des produits avec un label environnemental, vous avez la garantie que ces produits sont efficaces car les critères de certification du label portent non seulement sur la qualité environnementale, mais aussi sur la qualité d’usage du produit.

Découvrez les 100 meilleurs labels environnementaux

 

Idée reçue #4 – Les écoproduits sont difficiles à trouver. Faux

On trouve des écoproduits dans la quasi-totalité des surfaces de vente, du magasin de quartier à l’hypermarché. Les produits alimentaires issus de l’agriculture biologique sont disponibles en supermarché, en magasin spécialisé ou sur de nombreux marchés.
Une offre intéressante est également disponible sur Internet.

 

Idée reçue #5 – Je ne gaspille pas, moi… Faux

Dans le monde, le tiers des aliments destinés à la consommation humaine est gaspillé.

Nous jetons de plus en plus de nourriture et pourtant, nous avons rarement l’impression de la gaspiller. C’est souvent peu, c’est parfois accidentel, mais ça revient chaque jour.

Au final, en France, cela représente 30 kg par personne et par an (soit l’équivalent d’un repas par semaine !), dont 7 kg de produits qui n’ont même pas été déballés.

Gaspiller de la nourriture coûte cher : environ 100 € par personne et par an. Réduire cette dépense inutile pourrait vous permettre d’acheter des produits de meilleure qualité.

Découvrez nos recettes anti gaspi

 

 

Idée reçue #6 – Les consommateurs sont les seuls à agir. Faux

Les pouvoirs publics (en mettant en place des réglementations, en informant le public…), les distributeurs (en offrant des produits écolabellisés…) agissent pour réduire les impacts environnementaux des produits.

Voici quelques exemples de bonnes pratiques menées par des entreprises pour éco-concevoir leurs produits :

 

Idée reçue #7 – Mieux vaut acheter un sapin de Noël artificiel plutôt qu’un sapin naturel. Faux

Chaque année, 6 millions de sapins sont vendus pour Noël, dont 5 millions de sapins végétaux. Naturel ou artificiel, évitez les sapins colorés, couverts de neige artificielle ou de dorure qui émettent des polluants dans l’air de votre logement.

Si vous préférez un sapin artificiel (en plastique, en métal ou en bois), sachez qu’il a le mérite d'être réutilisable plusieurs années. Cependant, il est remplacé en moyenne tous les 6 ans. Sa durée de vie est ainsi très courte et les impacts environnementaux associés conséquents.
Donc, si vous préférez un sapin artificiel, prenez-le solide, de façon à pouvoir le garder aussi longtemps que possible. Cela permettra de limiter l’utilisation de matières premières et les consommations d’énergie dues à la fabrication du sapin.

Si vous préférez un sapin naturel, comme la plupart des Français, il faut savoir que des plantations de sapins sont faites spécifiquement pour Noël et que 80 % des sapins vendus en France sont cultivés dans l'hexagone. Votre sapin naturel permet donc aussi de maintenir de l'emploi en France qui en sont les premiers fournisseurs. En grandissant, les arbres absorbent du gaz carbonique qui est un des gaz à effet de serre responsables du réchauffement de la planète.

Avant d'acheter, n'oubliez pas de demander la provenance du sapin à votre vendeur !

 

Idée reçue #8 – Une veille d’écran et un économiseur d’énergie permettent tous les deux d’économiser de l’énergie. Faux

Attention à ne pas confondre « écran de veille » et « veille de l’ordinateur ». En effet, les économiseurs d’énergie mettent votre ordinateur en veille et vous permettent donc de faire des économies d’énergie alors qu’un simple écran de veille permet seulement de prolonger la durée de vie de votre écran.

Consulter notre guide « La face cachée du numérique »

 

Idée reçue #9 – Les ampoules basse consommation ne s'adaptent pas à toutes les lampes et ne supportent pas les allumages répétés. Faux

Les nouvelles générations d’ampoules basse consommation ont fait de gros progrès :

  • elles s’adaptent à de nombreux luminaires ;
  • certains modèles sont spécifiquement adaptés aux allumages fréquents.

En outre, leur temps de chauffage à l’allumage s’est considérablement réduit !

Pour en savoir plus, consultez notre article pour bien choisir votre éclairage.

 

Idée reçue #10 – Acheter des vêtements en coton, c’est forcément écologique. Faux

Un quart de la production mondiale des fibres textiles provient du coton. Sa culture nécessite beaucoup d’eau, de soleil et de pesticides. Cela entraîne une pollution agricole et un risque pour la santé des cultivateurs.

L’eau est une ressource rare dans certains pays. Lorsque la pluie n’est pas suffisante, on détourne l’eau des rivières, des lacs et des nappes phréatiques pour qu’elle irrigue es champs. 

Pour acheter « écologique », il vaut mieux privilégier les vêtements en coton biologique, ou avec un label environnemental.

L'Écolabel européen garantit 95 % de coton biologique pour les vêtements des enfants de moins de 3 ans.

Attention ! Un nouveau label très utilisé par les industriels est apparu récemment : Better Cotton Initiative. Ce label est facile à obtenir et est moins exigeant que les autres labels présentés dans le guide « Le revers de mon look ». Il ne signifie pas que votre vêtement est en coton biologique.

Privilégier aussi les fibres dont la culture est moins gourmande en eau et en pesticides comme le lin, le chanvre. Le lin a l’avantage de ne pas nécessiter beaucoup d’eau et d’engrais pour pousser. La France est le premier producteur mondial de lin.

Pour en savoir plus, consultez notre article "Gros plan sur les vêtements".

 

Idée reçue #11 – Les couches lavables ne polluent pas .Faux

Si les couches attirent autant l’attention, c’est qu’on en jette beaucoup : un enfant utilise environ 3 800 couches jetables.

Les couches lavables génèrent peu de déchets mais ont des impacts à l’usage : elles sont lavées 137 fois en 2 ans ½, âge moyen auquel un enfant devient propre.

Les couches lavables et jetables ont toutes les deux des impacts environnementaux. Les couches jetables ont des impacts lors de leur fabrication et leur fin de vie. Les couches lavables ont des impacts environnementaux surtout lors de leur usage.

Que vous optiez pour des couches jetables ou des couches lavables, vous pouvez réduire vos impacts environnementaux. Pour en savoir plus, consultez notre article sur les couches.

 

Idée reçue #12 – Avec un lave-linge de grande capacité (8 ou 9 kg), on fait moins de lessives. Faux

Ces dernières années, les lave-linge ont fait de gros progrès : consommations d’eau et d’énergie moindres, efficacité de lavage accrue. On trouve de plus en plus de machines de grande capacité en magasin. Mais il est inutile de s’équiper d’un modèle surdimensionné, même performant, s’il ne correspond pas à vos besoins : les machines de 8 ou 9 kg fonctionnent souvent sans être totalement remplies, ce qui entraîne un gaspillage d’énergie et d’eau.

 

Idée reçue #13 — Pour laver la vaisselle, les cycles courts sont les plus économiques. Faux

Le cycle rapide (environ 30 minutes) consomme plus d’énergie que le cycle « Eco » qui dure assez longtemps (2 heures ou plus).

Le programme « Eco » fait tourner longtemps l’eau dans l’appareil mais sans chauffer l’eau à haute température, contrairement au cycle rapide. C’est l’action mécanique de l’eau qui lave la vaisselle. Cela permet à la fois d’économiser l’eau et l’énergie.

 

Idée reçue #14 — Il vaut mieux faire sa vaisselle à la main plutôt qu’au lave-vaisselle. Faux

Les modèles récents de lave-vaisselle consomment moitié moins d’eau qu’il y a 10 ans (de 7 à 15 litres pour un cycle) et leurs progrès vont continuer grâce à de nouvelles exigences d’écoconception. Ils sont désormais plus économes en eau qu’une vaisselle à la main lorsqu'on laisse couler l'eau en continu sur la vaisselle.

 

Idée reçue #15 — Le linge est mieux lavé si on dose un plus la lessive. Faux

Plus de lessive ne permet pas de laver mieux et vous risquez même de dégrader plus vite votre lave-linge. La lessive mal évacuée va s’accrocher aux parois. Au final, votre lave-linge risque de sentir mauvais et de tomber en panne.

Respectez bien les doses de lessive prescrites sur l'emballage.

Votre linge sera ainsi bien lavé et bien rincé !

 

Idée reçue #16 – C’est plus avantageux de remplacer un appareil ménager en panne que le faire réparer. Faux

Une récente étude de l’ADEME a montré que si un foyer allonge d’un an la durée d’usage totale de 11 équipements de la maison, au lieu de les remplacer, sur une période de 10 ans, il pourrait économiser 963 € soit 96 € par an et contribuer à éviter l’émission d’environ 219 kg de CO2-eq sur une période de 10 ans, soit 22 kg de CO2-eq par an.

Par ailleurs, allonger la durée d’usage des produits ne permet pas seulement de réaliser des économies d’ordre financier, cela permet également de réaliser des économies de CO2 grâce aux impacts évités pour la fabrication d’un produit neuf.

Par exemple, faire réparer une télévision (40-49’’) qui est tombée en panne à demi-vie permet de réaliser une économie de 90 kg CO2-eq, soit l’équivalent de 350 kilomètres en voiture. En faisant réparer un lave-linge, l’économie réalisée est de 100 kg CO2-eq soit 390 kilomètres.

En conservant son téléviseur 40-49’’ (qui fonctionne encore !), vous économiserez 170 kg CO2-eq, soit 670 kilomètres en voiture. Et pour un smartphone 5,5’, les gains sont et de 20 kg CO2-eq, soit 70 kilomètres en voiture.

Pour en savoir plus consultez notre article sur la réparation

Pour trouver des bonnes adresses pour faire réparer vos objets, rendez-vous sur longevieauxobjets.gouv.fr

 

Idée reçue #17 – Les sacs en plastique fin sont aujourd'hui tous biodégradables. Faux

Depuis 2017, la France a interdit les sacs de caisse en plastique à usage unique.

Les sacs « hors caisse » destinés à l’emballage des marchandises à l’intérieur des points de vente (comme les sacs pour fruits et légumes en plastique) et à usage unique sont autorisés s’ils sont pour tout ou partie biosourcés (40 % minimum de matière biosourcée en 2018 et jusqu’à 60 % en 2025).

Qu’est-ce qu’un sac en plastique constitué de matière biosourcée ?
C’est un sac dans lequel sont incorporés des matières d’origine biologique de type amidon de pomme de terre, amidon de maïs, canne à sucre, etc.

Ne laissez jamais un sac en plastique s’envoler. Dans la nature, il mettra très longtemps à se dégrader et aura de graves conséquences pour la faune et la flore.

Ne le placez pas non plus dans votre compost car tous ces sacs ne sont pas compostables.

 

Idée reçue #18 – Il faut rincer les bouteilles, les bocaux et boîtes de conserve avant de les jeter dans la poubelle de tri des emballages. Faux

Il ne faut ni rincer, ni laver ou mettre au lave-vaisselle des boîtes, bocaux ou bouteilles avant de les trier.

Tout d’abord, parce que cela consomme inutilement de l’eau. Ensuite, parce qu’en le faisant, votre geste fait doublon. En centre de tri, tous les emballages sont nettoyés. Et les procédures sont optimisées : dans les centres les plus performants, trois litres d’eau suffisent en effet pour laver une tonne de bouteilles en plastique (source : CITEO).

La seule consigne est donc de bien vider les emballages. Cela limite les résidus sur les matériaux, qui pourront ainsi être facilement nettoyés puis recyclés.

 

Idée reçue #19 – Ce logo signifie que le produit est recyclable. Faux

Pictogramme Point vert

Ce logo, dit « point-vert », ne signifie pas que le produit est recyclable. Il permet juste de reconnaître une entreprise partenaire du programme français de valorisation des emballages ménagers. 

Lire notre article « Comprendre les symboles »

 

Idée reçue #20 – Tous les papiers ne se recyclent pas (enveloppes avec fenêtre en plastique, etc.). Faux

Tous les papiers peuvent être recyclés plusieurs fois. Alors, triez tous vos papiers, même les enveloppes à fenêtre, les cahiers à spirale ou encore les papiers avec des agrafes.

En savoir plus à propos du tri du papier sur le site de Citéo

 

Idée reçue #21 — Le compost sent mauvais. Faux

Le compost provient de la transformation de déchets organiques par le biais de micro-organismes. Au bout du processus de compostage, on obtient ce que l’on appelle un compost mûr qui a une agréable odeur de terre de forêt, une couleur foncée et une structure grumeleuse.

Lire notre guide « Le compostage et le paillage »

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